par Maurice Y. Michaud (il/lui)
Des grands tableaux de chiffres ne sont pas toujours la meilleure façon de voir l’évolution des grandes familles politiques dans le temps. Certain·e·s d’entre nous sommes plus visuel·le·s. De plus, trop d’information présentée en même temps peut être, justement, trop ! Donc cette interface vous permet de voir les résultats des élections partisanes au Canada de manière visuelle et dans un contexte historique.
On constate souvent un écart évident entre le diagramme circulaire qui présente les pourcentages de votes obtenus par les partis lors d’une élection, et celui à barres qui présente les pourcentages de sièges obtenus lors de cette même élection. Toutefois, le deuxième graphique à barres, illustrant le score d’influence législative des partis développé par PoliCan, offre une autre perspective sur les résultats, soit qu’une opposition n’a pas besoin d’être nombreuse pour être efficace. Face à un gouvernement progressiste-conservateur de 212 membres lors du 33e Parlement fédéral, l’opposition officielle libérale de 40 membres était surnommée le « rat pack ».
Les graphiques linéaires qui analysent les 10 dernières élections révèlent souvent une tendance marquée : les partis tendent à obtenir de bien meilleurs résultats en termes de votes qu’en termes de sièges. Moins il y a de sièges dans une législature, plus l’écart tend à se creuser, mais les plus grandes législatures ne sont pas à l’abri de ce phénomène de disproportion. Mais les pentes sont plus douces dans le troisième graphique, qui montre l’évolution de l’influence des partis — sauf lorsqu’un parti s’effondre comme l’a fait le Parti progressiste-conservateur fédéral en 1993.