L’encyclopédie électorale du Canada

Quel problème PoliCan résout-il ?

par Maurice Y. Michaud (il/lui)

Frustration!C’est bien simple. Avant PoliCan, il n’y avait pas d’endroit unique où trouver les résultats de toutes les élections fédérales, provinciales ou territoriales tenues depuis le début de la Con­fé­dé­ra­tion canadienne, ou une façon facile de trouver le nom de n’importe quelle personne qui s’était présentée à de telles élections.

Tout a commencé vers 2005 avec quelques chiffriers électroniques. Je voulais voir de mes propres yeux si le rapport entre le nombre de sièges et les voix obtenues par chaque parti était vraiment faussé, ou si ce n’était que mon imagination ou mon parti pris. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que les écarts étaient ridicules, mais j’ai ensuite pensé que peut-être mes chiffriers étaient trop simplistes. Je me suis dit, peut-être si j’obtenais le nombre de voix pour chaque candidat dans chaque comté au lieu de prendre le nombre total de voix par parti, la distorsion diminuerait. (En fin de compte, cela n’a rendu les distorsions que plus flagrantes.) Et comme de telles feuilles de calcul sont difficiles à partager largement et que j’étais à l’aise avec les bases de données en ligne, j’ai pensé que je devrais présenter les données de cette façon.

Eh bien, ceuxes qui me connaissent bien savent comment facilement je succombe à l’idée d’entreprendre un projet surdimensionné. Je dis souvent à la blague : « Pour­quoi faire simple ce qu’on peut rendre compliqué ? » Mais en fait, c’est que je suis devenu immersé dans la lecture sur près de 160 ans d’histoire électorale canadienne. J’ai ainsi appris que notre système électoral n’a pas toujours fonctionné comme maintenant. J’ai réalisé à quel point la baisse de la participation électorale s’aggrave. J’ai rencontré des personnages fascinants dont je n’avais jamais entendu parler, d’un meurtrier de masse à des personnes malchanceuses, ou de personnes décédées en fonction ou dans des circonstances inhabituelles à des candidat·e·s pérennes extrêmement infructueuxes. J’ai dû concéder que des personnages que je considérais ignobles avaient en fait des qualités rédemptrices, alors que d’autres que je vénérais avaient des défauts dont je ne me doutais pas. Et que changer de loyauté envers un parti, ça ne date pas d’hier!

Il y a deux sources officielles pour chaque province et territoire et au fédéral : l’agence non partisane indépendante qui organise les élections dans la juridiction, et la bibliothèque législative dans cette juridiction. De plus, aujourd’hui, il y a plus de resources en ligne, officieuses mais fiables, qu’à l’époque où j’ai commencé ce projet. Ce qui se rapprochait le plus de PoliCan avant son existence était la Canadian Elections Database, créée sous la direction d’Anthony Sayers du Département de science politique de l’Université de Calgary, mais elle ne semble pas avoir été mise à jour depuis 2020. De plus, et avec respect pour l’énorme travail qui y a été fait là, elle n’inclut pas les élections partielles et les référendums, elle comporte plusieurs omissions et inexactitudes, et elle n’offre pas autant de façons que PoliCan à explorer ou agréger les données.

Avec le temps, PoliCan s’est pratiquement transformé en encyclopédie parce que je suis devenu frustré d’avoir à consulter autant de sources pré­sentant des données similaires, mais chacune à leur manière. Ces sources varient de bases de données avec leurs propres schémas d’organisation et de navigation (souvent maladroits et qui tendent à supposer soit une connaissance préalable des données, soit que l’on ne s’intéresse qu’à son propre comté), à des documents PDF regroupant les renseignements à leur façon, sans oublier les copies papier obtenues des bibliothèques législatives. Je ne peux pas vous dire combien de listes j’ai parcourues, chacune contenant des milliers et des milliers de points de données, mais maintenant que je l’ai fait, vous n’avez pas à le faire !

Alors je vous demande : c’est qui au juste qui rend les choses compliquées ? Présentement, lorsqu’on considère toutes les juridictions au Canada depuis la Confédération, les résultats d’une élection sont cachés dans de nombreux coins et recoins. Pour certaines juridictions, pour obtenir l’infor­ma­tion recherchée, il faut connaître l’année de l’élection et elle vaut mieux ne pas remonter trop loin dans le temps ! Pour d’autres, il faut connaître le comté qui vous intéresse. Ensuite, il est rare que vous puissiez lier résultats et gens ; vous devez poursuivre vos recherches sur d’autres sites pour en savoir plus sur euxes. Mais avec PoliCan, résultats, personnes, comtés et partis politiques sont tous interconnectés, et ces infos peuvent être trouvées de manière simple et intuitive — nécessitant qu’un grand intérêt à trouver l’info, et peu de connaissance préalable de ce qu’elle sera. En fait, à cause de tous les recoupements que j’ai effectués pour établir ces connexions, PoliCan est souvent plus précis que certaines sources officielles publiées.

En plus, si comme moi vous souhaitez voir un jour une VRAIE réforme électorale au Canada, vous avez les résultats de 436 élections générales qui peuvent être exécutés dans un simulateur pour voir à quoi ces résultats auraient pu ressembler si un système de représentation proportionnelle avait été en place. Bien que l’iniquité de notre système électoral actuel ait fait l’objet d’une attention considérable ces dernières années, les données ainsi regroupées dans PoliCan prouvent que les résultats des élections générales au Canada ont été distortionnés... depuis 1867!

Donc de quelques chiffriers électroniques à tout ceci, parce que je voulais un simulateur réaliste de résultats alternatifs si le système électoral avait été différent ! D’abord j’ai entré les résultats de quelques élections, puis passé à toutes les élections générales fédérales et dans certaines provinces depuis le centenaire du Canada, et enfin à tous les évènements électoraux depuis la Confédération canadienne en 1867. En faisant cela, j’ai commencé à vouloir en savoir plus sur ces gens qui se sont impliqué·e·s de notre processus démocratique et j’ai conçu des moyens de garder ces infos accessibles pour y référer plus tard. En aval, les données sont organisées par juridiction et par évènement, mais elles peuvent être débusquées d’une variété de façons. S’il y a des lunes, votre arrière-grand-père Hormidas s’est présenté à une élection fédérale ou provinciale (pas sûr·e du niveau), vous devriez pouvoir le trouver en connaissant seulement son nom.
 

Conseils de navigation

PoliCan est un site très riche en données. Bien que l’on puisse le consulter avec le navigateur d’un téléphone mobile, cela risque ne pas être agréable. Ça peut suffire pour trouver un nom ou un seul résultat, mais les recherches appronfondies se font mieux avec une tablette ou un ordinateur classique. Notez aussi le fil d’Ariane en haut de chaque page, qui vous indique où vous vous trouvez dans la hiérarchie du site.

La plupart des pages sont proposées en version imprimable. Cliquer sur l’icône d’imprimante en haut à droite du site ouvre une nouvelle fenêtre du navigateur. Si les informations présentées sur la page sont dynamiques (c’est-à-dire qu’elles sont le résultat d’une requête que vous avez émise), vous devrez peut-être relancer la requête dans cette nouvelle fenêtre. Si vous cliquez sur n’importe quel lien dans cette fenêtre, vous resterez en mode imprimable et les menus de navigation supérieur et sectionnel continueront d’être supprimés. Par contre, l’abondance de liens dans les textes est telle que, même en mode imprimable, il est peu probable que vous aboutirez à un cul-de-sac.

Pour sa part, l’icône d’imprimante présentée dans une fenêtre imprimable est censée déclencher la commande « Imprimer » de votre navigateur. Vous constaterez peut-être que les pages qui présentent des données tabulaires intenses sont mieux rendues en mode paysage.
 

La palette de couleurs : un choix éditorial

Pourquoi choisir le vert pour le modèle de PoliCan ?
Des variantes du « rouge canadien » auraient pu être le choix pour un site web consacré à la politique canadienne. Mais si ce site avait été limité à la politique québécoise, le choix approprié aurait été des variantes du « bleu québécois ». Plutôt que de privilégier ou d’exclure une couleur ou l’autre, le vert a été choisi, laissant entendre que PoliCan est un outil de recherche neutre pour toustes — fédéralistes et souverainistes.
 

Utilisation de l’intelligence artificielle

Aucun texte, code ou image dans PoliCan n’a été généré par IA. Quoique l’IA soit devenue omniprésente dans les recherches en ligne, l’auteur demeure « à l’ancienne » et recoupe les sources disponibles pour s’assurer que les réponses de l’IA peuvent être cor­ro­borées. L’auteur utilise aussi l’IA pour des ébauches de traductions — de l’anglais vers le français ou du français vers l’anglais, selon la langue de l’original — qu’il corrige et ajuste pour refléter son style d’écriture. De plus, l’auteur révise ses textes avec le module « Read Aloud » de Microsoft Edge.
 

Ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas

PoliCan n’inclut aucun résultat au niveau municipal ou de comté, donc le temps de service d’une personne à ce niveau n’est PAS pris en con­si­dé­ra­tion. Le temps qu’elle a passé au Sénat canadien (ou son équivalent provincial lorsqu’il existait) est aussi exclu parce que ce temps n’est PAS en service élu. De même, une personne qui est morte en fonction à ces niveaux n’est PAS considérée comme ayant décédé en fonction. Cependant, si une personne avec un profil a servi à un niveau hors de la portée de PoliCan, ce service est noté sur son profil.
 

Sources

Les résultats électoraux — c’est-à-dire le nombre réel de votes pour chaque course — sont dans le domaine public.
La plupart de cette information a été trouvée sur ces sites Web financés par les gouvernements.
 

Jur. Assemblée législative Agence d’élection
1 CA Canada Nos Communes
Assemblée
https://www.noscommunes.ca/fr
Parlinfo
Bibliothèque
https://lop.parl.ca/sites/ParlInfo/default/fr_CA/
Élections Canada
https://www.elections.ca/accueil.aspx
8 BC Colombie-Britannique Legislative Assembly of British Columbia
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.leg.bc.ca/
Elections BC
(Traduction par Google Translate offerte)
https://elections.bc.ca/
9 AB Alberta Legislative Assembly of Alberta
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.ab.ca/
Elections Alberta
(en anglais seulement)
https://www.elections.ab.ca/
10 SK Saskatchewan Legislative Assembly of Saskatchewan
Assemblée et bibliothèque
(un peu de français mais principalement en anglais)
https://www.legassembly.sk.ca/
Elections Saskatchewan
(en anglais seulement)
https://www.elections.sk.ca/
11 MB Manitoba Assemblée législative du Manitoba
Assemblée
https://www.gov.mb.ca/legislature/index.fr.html
Bibliothèque de l’Assemblée législative
Bibliothèque
https://www.gov.mb.ca/leg-lib/index.fr.html
Élections Manitoba
https://www.electionsmanitoba.ca/fr
6 ON Ontario Assemblée législative de l’Ontario
Assemblée et bibliothèque
https://www.ola.org/fr
Élections Ontario
https://www.elections.on.ca/fr.html
5 QC Québec Assemblée nationale du Québec
Assemblée
https://www.assnat.qc.ca
Bibliothèque de l’Assemblée nationale du Québec
Bibliothèque
https://www.bibliotheque.assnat.qc.ca//fr/
Élections Québec
https://www.electionsquebec.qc.ca/
3 NB Nouveau-Brunswick Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Assemblée
https://www.legnb.ca/fr
La Bibliothèque de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Bibliothèque
https://www1.gnb.ca/leglibbib/fr/accueil.aspx/index
ÉlectionsNB
https://www.electionsnb.ca/content/enb/fr.html
2 NS Nouvelle-Écosse Nova Scotia Legislature
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://nslegislature.ca/
Elections Nova Scotia
(en anglais seulement)
https://electionsnovascotia.ca/
4 PE Île-du-Prince-Édouard Legislature Assembly of Prince Edward Island
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.pe.ca/
Elections Prince Edward Island
(en anglais seulement)
https://www.electionspei.ca/
7 NL Terre-Neuve-et-Labrador House of Assembly of Newfoundland and Labrador
Assemblée et bibliothèque
(en anglais seulement)
https://www.assembly.nl.ca/
Elections Newfoundland & Labrador
(en anglais seulement)
https://www.elections.gov.nl.ca/elections/
12 YT Yukon Assemblée législative du Yukon
Assemblée et bibliothèque
https://yukonassembly.ca/fr
Élections Yukon
https://electionsyukon.ca/fr
14 NT Territoires du Nord-Ouest Territoires du Nord-Ouest: Assemblée législative
Assemblée et bibliothèque
https://www.ntlegislativeassembly.ca/fr
ÉlectionsTNO
https://www.electionsnwt.ca/fr
13 NU Nunavut Assemblée législative du Nunavut
Assemblée et bibliothèque
https://www.assembly.nu.ca/fr
Élections Nunavut
https://www.elections.nu.ca/fr
15 NW Territoire du Nord-Ouest Legislative Assembly of the North-West Territories
Archives du Gouvernement de la Saskatchewan
(en anglais seulement)
https://www.saskarchives.com/sites/default/files/2022-08/NWT-Council.pdf

Ce tableau compte le nombre de références à ces sources en ligne pour des renseignements sur les personnes profilées.
 

Références pour les personnes avec un profil
Référence Langue Docs Liens
EN FR
Sources diverses (forme libre) (EN) 794 794
Sources diverses (forme libre) (FR) 124 124
Archives provinciales de la Saskatchewan, SELD: Members of the Legislative Assembly 1 742
Archives provinciales de la Saskatchewan, SELD: North-West Territories: Council and Legislative Assembly, 1876-1905 1 83
Assemblée législative de l'Alberta 984 984
Assemblée législative de l'Ontario: Membres 1,989 1,989
Assemblée législative du Manitoba: Notes biographiques des députés 1 230
Assemblée législative du Manitoba: Notes biographiques des députés décédés 1 648
Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, Présidents de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick 49 49
Assemblée nationale du Québec 1,903 1,903
Bibliothèque législative du Nouveau-Brunswick, Liste des députées 48 48
Dictionnaire biographique du Canada 471 471
Elections BC and the Legislative Library, An Electoral History of British Columbia, 1871-1986 1 9
Encyclopédie canadienne 273 273
Encyclopédie de la Saskatchewan, Université de Régina 135 135
Find a Grave 3,180 3,180
Manitoba Historical Society, Memorable Manitobans 1,245 1,245
Minding the House : a biographical guide to Prince Edward Island MLAs (Volume 2), 1993-2017 (Cassandra Bernard & Sean McQuaid [Eds.]) 16 105
Minding the House : a biographical guide to Prince Edward Island MLAs, 1873-1993 (Blair Weeks [Ed.]) 23 417
OpenNWT: Politicians 138 138
Parlement du Canada (ParlInfo) 5,020 5,020
The Legislative Assembly of Nova Scotia 1758-1983: a biographical directory 1 612
The Legislative Assembly of Nova Scotia: a biographical directory from 1984 to the Present 1 272
UPEI, Island Archives, Islandora Repository, Biographies of Members of the Legislative Assembly 416 416
Ville de Saskatoon, A Seat on Council: The Alderman, Councillors and Mayors of Saskatoon, 1903-2006 1 46
Wikipedia (anglais) 14,982 14,982
Wikipédia (français) 5,876 5,876
Yukon Legislature Speaks 81 81
TOTAL 37,755 40,872
Les liens vers un site bilingue sont comptés qu'une seule fois.

Techniquement parlant

Le codage pour maintenir PoliCan est réalisé dans le langage de programmation libre PHP et fait appel à une base de données MySQL. Le système de gestion de contenu, appelé TextStyleM, est l’œuvre entièrement originale de Maurice Y. Michaud commencée en 2002, tout comme la conception et le design de l’ensemble du site Web. Le tableau suivant résume la taille de la base de données de PoliCan en termes techniques.

Tables 24
Enregistrements 525 096
Enregistrements de résultat 143 119
Points de donnée 8 543 154
Poids (Données) 50.49 Mo
Images pour profil 12 664
Poids (Images pour profil) 275.66 Mo
Poids (Données+img) 326.15 Mo
LAMP
Acronyme désignant l’ensemble logiciel qui rend PoliCan possible : L pour le système d’exploitation Linux, A pour le serveur client Apache, M pour le logiciel de base de données relationnelle MySQL, et P pour le langage de programmation libre PHP.

Base de données relationelle
Une collection « d’éléments de données » avec des relations entre eux, où ces éléments sont organisés dans un ensemble de tables. Pensez à une table comme une feuille de calcul : les intersections des rangées et des colonnes forment des cellules, et les cellules de chaque colonne contiennent des éléments similaires. Deux tables peuvent ensuite être croisées lors d’une requète à la base de données si elles ont une colonne d’éléments en commun. Exemple: Dans la table répertoriant les élections, une rangée décrit une élection partielle en particulier et une cellule de cette rangée indique la juridiction où la partielle a eu lieu ( J ). Dans une autre table pour les juridictions, la rangée J décrit cette juridiction. Comme ces deux tables peuvent se croiser sur cet élément commun, la rangée dans la première table ne contient que des éléments sur cette partielle et aucun sur la juridiction.

Tables
Tel que défini dans « Base de données relationelle », une table est l’équivalent d’une feuille de calcul conçue pour recevoir un ensemble d’éléments de données connexes.

Enregistrements
À toute fin pratique, un enregistrement est une rangée dans une table.

Enregistrements de résultat
Un enregistrement trouvé spécifiquement dans la table des résultats pour noter le nombre de votes qu’un·e candidat·e a obtenu, la circonscription où lel s’était présenté·e, son allégeance politique, si lel a gagné·e la course, etc. Si une personne s’est présentée sept fois, elle a sept enregistrements de résultat dans cette base de données.

Points de donnée
À toute fin pratique, un point de donnée est le contenu d’une cellule — soit à l’intersection d’une rangée et d’une colonne.

Poids (Données)
Le nombre de mégaoctets occupés par les données. Notez que toutes les données ne sont que du texte brut non formaté qui, en soi, est très léger. Ce poids ne tient pas compte de celui des fichiers développés pour maintenir et présenter les données.

Fait et à faire

Il peut vous paraître étonnant qu’une personne, seule, ait tricoté toutes ces données, et en deux langues par dessus de marché ! À vrai dire, cela m’a pris des années par à-coups, car j’ai un travail à temps plein en dehors de ce projet. Ceci dit, les restrictions sur les activités durant les années de la pandémie de la COVID-19 m’ont certainement aidé à faire grandement avancer ce projet — sauf qu’il ne sera jamais vraiment terminé tant que le Canada et ses provinces et territoires continueront d’avoir des élections démocratiques. Et bien que je sois optimiste de nature, ce qui me saute aux yeux, ce sont les données qui manquent.

Par exemple, il est souvent plus facile de trouver les dates de naissance et de décès des personnes élues il y a 50 ans ou plus qu’il ne l’est pour celles élues dans la dernière décennie. Comme la majorité de ceuxes-ci sont encore en vie, je pense qu’il s’agira de les contacter (ou des gens qui les connaissent) même s’il y en a plein! En revanche, il y a ceuxes qui ont été élu·e·s à une législature il y a longtemps pour un mandat ou deux mais qui devaient être de simples député·e·s d’arrière-ban car pratiquement rien maintenant n’est connu à leur sujet. Et, hélas, avec la vie vient la mort : à tous les jours, je vérifie sur ces ancien·ne·s parlementaires survivant·e·s qui sont censé·e·s fêter leur anniversaire ce jour-là pour voir si lels sont effectivement passé·e·s à une autre année. Même avec cela, lors d’une autre vérification de routine début mars 2022, j’ai découvert que les sources sur un député que je pensais vivant avaient récemment été mises à jour pour indiquer qu’il était en fait décédé depuis plus de 25 ans! Ça s’est re­pro­duit en août 2023, lorsque j’ai découvert deux députés — un de la Colombie-Britannique et un du Nouveau-Brunswick — décédés en 1996.

Voilà pourquoi je vais éventuellement inaugurer un espace membre — Les Ami·e·s de PoliCan — pour m’aider à rechercher ces « insaisissables », pour signaler toute erreur dans les données existantes, et pour être à l’affût des démissions soudaines ou de tout changement d’allégeance de parle­men­taires en exercice, ou encore des décès d’ancien·ne·s. Après tout, je suis à l’aise d’affirmer que j’ai déjà fait (et continuerai de faire) plus que ma juste part, donc je ne refuserais certainement pas un peu d’aide à ce stade pour rendre cette ressource encore plus complète et précise. De plus, je réfléchis déjà à un plan de relève si je ne serais plus en mesure de maintenir ce site.

Alors, bien que la déclaration d’ouverture sur la page d’accueil de PoliCan ait pu paraître grandiloquente, il suffit de commencer à explorer ce site pour se rendre compte qu’elle n’est qu’une simple déclaration de fait. Un bon endroit pour aiguiser vote appétit pourrait être la page « Historique, isolite, ou surprenant » dans la section Personnes, et en suivant quelques uns des liens qui y sont présentés...



© 2005, 2026 :: PoliCan.ca (Maurice Y. Michaud)
Pub.: 23 déc 2021 00:01 HE
Rev.:  7 déc 2025 00:49 HE (mais données présentées dynamiquement)